Tout connaître sur le e-learning

24 février 2022
Depuis le début de la crise sanitaire, les organismes de formation ont dû revoir leur offre de formation pour satisfaire les besoins de leurs apprenants. Ainsi, nous avons vu apparaître une augmentation des formations en e-learning, notamment par le biais de classes virtuelles. 
Aujourd'hui, ce phénomène interroge beaucoup. Pour les personnes n'ayant encore jamais connu les fonctionnalités du e-learning, il est difficile pour eux de comprendre ce qu'est le e-learning. Pour les autres, la question se pose des avantages tirés par cette technique de plus en plus utilisée : est-elle plus avantageuse qu'un mode de formation dite traditionnelle dans une salle de formation ? Ou possède-t-elle des inconvénients ? 
Le e-learning, qu'est-ce que c'est ? 
Le monde qui nous entoure, notamment le monde de la formation, est entouré de termes provenant de l'anglais. Ainsi, que signifie e-learning ? 
Le terme anglais est la contraction d' "electronic learning", qui se traduit par "apprentissage électronique". En français, nous pourrions traduire cela par la formule exacte : apprentissage utilisant des appareils électroniques. Cependant, nous évoquons plus couramment cette notion par les termes "formation à distance ou à domicile". 
Le e-learning se définit donc comme un moyen d'apprentissage qui s'effectue par le biais d'une connexion en ligne et qui a lieu à distance de l'organisme émetteur de la formation. La formation e-learning nécessite l'usage d'un outil informatique, tel que l'ordinateur, la tablette ou un smartphone et un accès à une connexion à Internet (WiFi ou réseau 3G/4G) ou à un réseau intranet. Le e-learning est donc connu pour être la digitalisation du secteur de la formation. Par ce biais, l'organisme de formation élabore des modules de formation qui peuvent être diffusés à un ou plusieurs apprenants, simultanément ou de façon asynchrone. 
La formation à distance inclut plusieurs types d'interaction tels que des visioconférences ou encore des activités ludiques avec des quizz ou encore des mini-jeux. 
Historique du e-learning
Nous ne savons pas réellement à quelle date a été créée la formation à distance. Cependant, ce concept ne date pas d'hier. En effet, les cours par correspondances existent depuis des décennies. En 1728, d'après une annonce apparue dans la Gazette de Boston, les cours par correspondance existaient déjà. 
Le e-learning quant à lui, a été inventé aux prémices d'Internet et a beaucoup évolué durant ces 20 dernières années. En 1994, le CALCampus fut le premier a proposé ses cours en ligne. Pourtant, il aura fallu attendre 1999 pour que le terme "e-learning" soit inventé par Elliott Masie, expert américain en nouvelles technologies éducatives. 
Dans les années 2000, en parallèle de la révolution numérique, le e-learning connait une réelle évolution avec le lancement d'OLAT, le premier logiciel d'apprentissage en open source. Simultanément, SCORM qui est une norme offrant aux utilisateurs la possibilité d'empaqueter du contenu afin de la distribuer dans d'autres systèmes de gestion, est apparu dans sa première version. 
Les années 2000 font également face à l'apparition de nouveaux appareils mobiles tels que les smartphones ou les tablettes qui vont permettre un moyen de formation plus mobile avec de nouvelles utilisations : visionnage de vidéos, lecture, jeux... D'ailleurs, la course des opérateurs vers d'avantage de connectivité perdure encore à ce jour. 
En 2006, deux grandes technologies pour l'époque viendront impacter le monde de la formation en ligne : 
  •  Les MOOC (Massive Online Open Courses), qui permettent la mise à disposition de contenu pour un grand nombre de personnes, 
  • Et YouTube qui est venu révolutionner la façon dont les internautes consomment les informations aujourd'hui. 
Pourquoi choisir une formation en e-learning ? 
Plongé dans une période instable de l'histoire, le e-learning a été favorisé par les organismes de formation ces derniers mois. Ainsi, nous allons voir quels sont les avantages portés par ces systèmes de formation à distance. 
Tout d'abord, le concept présente un avantage inhérent qui doit être évoqué : le e-learning permet aux apprenants de recevoir un enseignement où qu'ils soient, sans se présenter dans un lieu de formation. Ainsi, nous pourrions imaginer former plusieurs apprenants présents dans le monde entier simultanément. 
Comme vous le savez, le e-learning séduit de plus en plus, surtout au sein de cette période instable de l'histoire. D'ailleurs, les entreprises aussi ont favorisé ce modèle pour développer les qualifications et les compétences de leurs collaborateurs, et ceux, pour des raisons diverses. 
Le e-learning, contrairement à la formation en présentiel, permet des modalités d'apprentissages qui sont variées, avec une adaptation au rythme de l'apprenant. Ainsi, l'apprenant peut apprendre quand il veut, où il veut, à son rythme et de manière individualisé, selon l'objectif ATAWAD ("Any Time, Any Where, Any Device", soit "Tout le temps, partout et sur tout appareil"). Ainsi, l'apprenant devient libre d'apprendre selon son propre emploi-du-temps. S'il travaille à temps plein, il pourrait prévoir de se former le matin, le soir, voir même les week-ends s'il le désire. Les modules de e-learning peuvent être fourni par le formateur en format audio ou vidéo, facilement lisible pour le candidat. 
De plus, étant disponible partout, l'apprenant pourra faire le choix de se former chez lui, au sein même de l'entreprise qui l'emploi, chez des amis, en vacances ou dans les transports. 
Avec le mobile learning, qui est l'apprentissage adapté au smartphone, on fait face à un gain de temps avec des apprenants qui souhaitent se former durant leurs disponibilités : dans les transports, en extérieur ou encore dans les salles d'attente de médecin... 
La mise en ligne et le partage du contenu de formation peut s'effectuer à moindre coût. Il est plutôt simple de prévoir le développement de cours à distance, qu'ils soient réalisés en session synchrone ou asynchrone. Cette pratique est favorisée par le développement de systèmes de gestion de l'apprentissage, qui permettent la mise en ligne et le stockage de ressources pédagogiques multimédias, tels que des documents PDF, des films/vidéos ou encore des podcasts/audio. L'apprenant, pour accéder à sa formation, nécessite alors que peu d'éléments : un appareil connecté et une connexion au réseau. 
Comme vu précédemment, le e-learning permet aux entreprises de prévoir des sessions de formation pour leurs collaborateurs simultanément dans le monde entier. Pour des entreprises qui auraient une multitude de sites, cela permet un gain de temps pour les collaborateurs qui ne doivent pas effectuer un long trajet pour se rendre à la formation, mais aussi d'argent, puisque l'entreprise n'a plus besoin de prévoir le remboursement des trajets et/ou de l'hôtel, ni même le besoin de démultiplier les sessions de formation. De plus, l'entreprise n'a plus besoin de prévoir la location ou l'achat de locaux dédiés à la formation et elle n'est plus limitée quant aux nombres de participants sur une même session. Ainsi, le distanciel permet une réduction des coûts de formation grâce à la dématérialisation du processus. 
Pour continuer avec les avantages, avec des sessions numériques, il plus facile pour les entreprises d'examiner l'avancée de leurs collaborateurs sur la session de formation, d'autant plus que la majorité des systèmes de gestion de l'apprentissage possèdent des outils d'analyse qui affichent le progrès des apprenants sous forme de graphiques ou de rapports. 
Alors que le e-learning présente un grand nombre d'avantages, possède-t-il à contre-sens des inconvénients ? Eh bien oui. 
Comme tout système de formation, le e-learning possède ses failles. En effet, avec sa démultiplication forcée dans un contexte sanitaire instable, nous avons vu apparaître de nouvelles formes de démotivation dû à la coupure du lien social. Ainsi, le e-learning présente aujourd'hui non pas des inconvénients, mais surtout des risques de décrochage des apprenants, mais aussi de manque de motivation de la part de ceux-ci. 
Malgré ses avantages indéniables, la classe virtuelle peut vite lasser les apprenants. Cela engendre la diminution des échanges entre les apprenants et le formateur. C'est pourquoi, pour palier à ce risque, les formateurs doivent user d'ingéniosité pour rendre leurs cours le plus attractif possible. La clé du succès de la formation à distance se trouve dans la démultiplication des méthodes utilisées, ce que nous verrons dans un prochain blog dédié aux caractéristiques du e-learning. 
Demystifier l IA pour mieux utiliser
par Christine Simon 6 mars 2026
Micro-formation pour comprendre simplement l’IA, lever les appréhensions et apprendre à l’utiliser efficacement, de manière responsable et concrète.
CPF 2026 : ce que change le plafonnement des formations (
par Christine Simon 27 février 2026
Réforme CPF 2026 : découvrez le nouveau plafonnement des formations et comment anticiper votre inscription pour financer vos projets.
comprendre et anticiper l ia act
par Christine Simon 20 février 2026
Découvrez la micro-formation “Comprendre et anticiper l’IA Act” : un parcours rapide et clair pour maîtriser la nouvelle réglementation européenne sur l’IA
Une formation IAS niveau I capacite professionnelle
par Christine Simon 13 février 2026
Découvrez la Capacité professionnelle IAS Niveau I : un prérequis essentiel pour exercer dans l’assurance. Formation complète à distance.
Un auto entrepreneur travail et créé sa micro-entreprise.
par Christine Simon 4 février 2026
Devenez micro-entrepreneur en 2026 grâce à notre formation certifiante. Apprenez à créer, gérer et développer votre micro-entreprise efficacement.
Gérer ses émotions au travail est essentiel pour communiquer efficacement, renforcer sa performance
par Christine Simon 26 décembre 2025
Gérer ses émotions au travail est essentiel pour communiquer efficacement, renforcer sa performance et préserver son bien-être. Découvrez comment développer une véritable intelligence émotionnelle en milieu professionnel.
Se former au bon moment : conseils pour choisir la période idéale et tirer le meilleur de vos format
par Christine Simon 5 décembre 2025
Se former au bon moment : conseils pour choisir la période idéale et tirer le meilleur de vos formations professionnelles.
Burn-out : découvrez les signes d’alerte à ne pas ignorer pour prévenir l’épuisement professionnel e
par Christine Simon 28 novembre 2025
Burn-out : découvrez les signes d’alerte à ne pas ignorer pour prévenir l’épuisement professionnel et protéger votre santé mentale.
llustration représentant l’encadrement juridique de l’intelligence artificielle par l’Union européen
par Christine Simon 4 novembre 2025
L'Union européenne a franchi un cap historique avec l'entrée en vigueur de l'IA Act le 1er août 2024. Cette législation novatrice, première du genre à l'échelle mondiale, redéfinit les règles du jeu pour toutes les entreprises impliquées dans le développement ou l'utilisation de systèmes d'intelligence artificielle. Alors que le compte à rebours a déjà commencé pour certaines dispositions applicables dès février 2025, comprendre ce nouveau cadre réglementaire devient une priorité stratégique pour les organisations de toutes tailles. Chez LESPRATIQUES, nous proposons une formation gratuite jusqu'au 31 décembre 2025, conçue pour rendre ce texte accessible à tous – dirigeants, managers, communicants, RH, indépendants – et vous aider à comprendre ce qui change concrètement pour votre activité. Une révolution réglementaire basée sur le risque Une révolution réglementaire basée sur le risqueL'originalité fondamentale de l'IA Act réside dans son approche graduée, qui adapte les exigences réglementaires au niveau de risque potentiel de chaque technologie d'IA. Ce principe pragmatique vise à encourager l'innovation tout en protégeant efficacement les citoyens européens contre les risques les plus significatifs Au sommet de cette pyramide réglementaire se trouvent les systèmes à"risque inacceptable", purement et simplement interdits. Cette catégorie comprend notamment les technologies de manipulation comportementale, les systèmes de notation sociale ou encore l'utilisation non encadrée de l'identification biométrique à distance dans les espaces publics. Ces interdictions entreront en vigueur dès février 2025, créant une urgence immédiate pour les entreprises concernées. Viennent ensuite les systèmes à "haut risque", autorisés mais soumis à des exigences strictes. Cette catégorie englobe les applications d'IA utilisées dans des domaines sensibles comme le recrutement, l'éducation, l'accès au crédit ou encore l'application de la loi. Pour ces systèmes, les exigences incluent une évaluation rigoureuse des risques, une supervision humaine effective et une documentation technique exhaustive avant toute mise sur le marché. Les systèmes à "risque limité", principalement ceux qui interagissent directement avec les personnes comme les chatbots, sont soumis essentiellement à des obligations de transparence. Enfin, la majorité des applications d'IA, considérées comme présentant un risque minimal, restent largement non réglementées pour éviter d'entraver inutilement l'innovation L'IA générative sous surveillance renforcée L'IA générative sous surveillance renforcéeFace à l'essor vertigineux des modèles d'IA générative comme ChatGPT ou Midjourney, l'IA Act introduit un régime spécifique pour ces technologies particulièrement puissantes. Tous les fournisseurs de modèles d'IA à usage général doivent documenter leurs systèmes et respecter le droit d'auteur, mais ceux dont les modèles présentent des "risques systémiques" font l'objet d'une attention particulière. Ces modèles avancés, définis notamment par leur puissance de calcul et leur utilisation généralisée, devront être soumis à des évaluations approfondies et des tests d'adversité pour identifier et atténuer les risques potentiels avant leur déploiement. Ces obligations entreront en vigueur en août 2025, laissant un délai relativement court aux entreprises concernées pour adapter leurs pratiques. Un impact transversal sur les acteurs de l'écosystème IA L'IA Act établit des responsabilités différenciées selon la position des acteurs dans la chaîne de valeur de l'intelligence artificielle.Les fournisseurs de systèmes d'IA, qu'ils soient basés en Europe ou non, supportent la majeure partie des obligations réglementaires. Ils doivent notamment garantir la conformité de leurs produits avant leur mise sur le marché européen, mettre en place des systèmes de gestion des risques appropriés et fournir une documentation détaillée permettant d'évaluer cette conformité. Les déployeurs, c'est-à-dire les organisations qui utilisent professionnellement des systèmes d'IA, ont également des responsabilités significatives. Ils doivent notamment assurer une supervision humaine adéquate, utiliser les systèmes conformément aux instructions des fournisseurs et signaler les incidents graves ou dysfonctionnements. Cette répartition des responsabilités transforme profondément les relations entre fournisseurs et clients de technologies d'IA, nécessitant une collaboration renforcée pour garantir la conformité de bout en bout. Des sanctions dissuasives pour non-conformité Le régime de sanctions prévu par l'IA Act témoigne de la détermination européenne à faire respecter ces nouvelles règles. Pour les violations les plus graves, comme l'utilisation de systèmes interdits, les amendes peuvent atteindre 35 millions d'euros ou 7% du chiffre d'affaires mondial annuel, dépassant même les sanctions prévues par le RGPD. Ces montants considérables, combinés au pouvoir des autorités nationales d'ordonner le retrait du marché des systèmes non conformes, créent un risque financier et opérationnel majeur pour les entreprises qui négligeraient leurs obligations. La conformité à l'IA Act devient ainsi non plus une option, mais une nécessité stratégique. FAQ : les questions clés sur l'IA Ac Quand les différentes dispositions de l'IA Act entreront-elles en vigueur? Février 2025: interdictions et obligations de littératie en IA Août 2025: règles pour les modèles d'IA à usage général Août 2026: application complète pour les systèmes à haut risque Août 2027: fin de la période transitoire pour certains systèmes intégrés Mon entreprise est-elle concernée si son siège est hors d'Europe? Oui, l'IA Act s'applique à toute organisation dont les systèmes d'IA sont utilisés sur le territoire européen ou dont les résultats affectent des personnes situées dans l'UE, indépendamment de la localisation du siège social. Quelles sont les principales étapes pour se mettre en conformité? Inventorier vos systèmes d'IA existants et planifiés Évaluer leur niveau de risque selon les critères de l'IA Act Mettre en place une gouvernance adaptée Former vos équipes aux enjeux de la conformité Adapter vos processus de développement et d'acquisition Documenter rigoureusement vos mesures de conformité Transformer la contrainte en opportunité Au-delà de la simple conformité réglementaire, l'IA Act représente une opportunité stratégique pour les organisations qui sauront s'y adapter rapidement. En développant une expertise en IA responsable et conforme, elles pourront non seulement éviter les sanctions, mais aussi se différencier sur un marché de plus en plus attentif aux questions éthique. Conclusion Cette transformation nécessite d'acquérir de nouvelles compétences et de repenser les processus de développement et d'utilisation de l'IA dans une perspective de "conformité dès la conception" (compliance by design). La formation des équipes aux enjeux techniques, juridiques et éthiques de l'intelligence artificielle devient ainsi un investissement stratégique pour toute organisation souhaitant continuer à innover dans ce nouvel environnement réglementé.Pour vous accompagner dans cette transition et développer les compétences nécessaires, notre formation spécialisée en IntelligenceArtificielle aborde en profondeur les implications de l'IA Act et les meilleures pratiques pour développer et utiliser une IA responsable et conforme. Découvrez notre programme complet ici et préparez votre organisation à exceller dans cette nouvelle ère de l'IA réglementée.
Manager coordonnant une équipe hybride avec collaborateurs à distance et au bureau
par Christine Simon 31 octobre 2025
Découvrez comment manager une équipe hybride efficacement grâce à des conseils concrets pour renforcer cohésion, engagement et productivité.